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DANS LES GRILLESHISTOIRE DE SONNAZ : Sauf dans sa partie occidentale où le relief s'abaisse lentement vers la cuvette du lac du Bourget, une grande partie du territoire de la commune de Sonnaz est constituée par des terrains légèrement déprimés qui ont donné naissance à des zones marécageuses. L'occupation du site est ancienne : les témoignages de l'antiquité romaine y ont été trouvés en grand nombre ; l'étymologie du nom de la localité garderait le souvenir d'un propriétaire gallo-romain répondant au nom de Solo. De cette époque sont restés une urne cinéraire découverte à Montagny, des monnaies, des verres, des poteries marquées du potier allobroge Noster. L'histoire féodale de Sonnaz offre la particularité, par rapport aux autres communes du canton, d'avoir été simple ; trois familles seulement ont en effet possédé cette seigneurie. La plus ancienne est sans doute celle des Chabod de Chambéry : le plus ancien document est une donation du 3 juin 1228. Vient ensuite la famille de Châtillon. En 1352, Amédée VI, Comte de Savoie, inféode le château et la seigneurie à Pierre de Châtillon. Sa petite fille, Alix, par son mariage apporte en dot la commune de Sonnaz à Amblard Gerbais, futur trésorier général de Savoie en 1368. Désormais, cette même famille possédera la seigneurie et occupe encore de nos jours le château de Sonnaz. Le 14 juin 1681, la baronnie de Sonnaz fut érigée en Comté à la faveur de Noble François Joseph, fils de Christophe. La juridiction s’étendait sur toute la paroisse, sauf Ragès qui dépendait de celle du Bourget. Sur le plan religieux, Sonnaz (la paroisse était sous le vocable de Saint Donat) dépendait du prieuré de Lémenc qui présentait le curé et percevait les trois quarts de la dîme plus « la moitié des enterrements et prémices » . L’autre quart était perçu par le curé. Au hameau de Ragès existait une chapelle sous le vocable de la Visitation de Notre-Dame. Du château de Sonnaz, dont l’antiquité est certainement grande (on en a fait remonter les origines au Xe siècle) il reste un vaste corps de logis flanqué, à gauche, d’une aile comportant au premier une salle où se tint en 1602 la réunion précédent l’Escalade de Genève ; le château était, en effet, à l’époque entouré d’une profonde forêt de châtaigniers, propice au secret. On y voit aussi une tour ronde du XVIe siècle et une tour carrée, mais peu de traces de donjon carré ; le château a été en partie détruit par le feu en 1792 et ses archives brûlées. En se promenant dans la commune, on remarque une maison présentant des vestiges du XVIe siècle (fenêtres à meneaux et gros contreforts) qui pourraient être la maison forte du Crest, du nom d’une famille venue d’Ugine au XVIIe siècle et dont les descendants devinrent maîtres du comté du même nom. A Servenaz, une ancienne maison forte, servant probablement de liaison entre Sonnaz et Montagny appartenait au XVIIIe siècle à Jean François Bertrand de la Pérouse, Comte de Saint Rémi, fils du premier président du Sénat et envoyé extraordinaire du roi de Sardaigne en Angleterre. Elle offre une façade sans porte sur le chemin avec une tourelle ronde au nord-est, tandis que sur la façade est, on voit une tour carrée avec de grandes fenêtres à meneaux. L’église actuelle est moderne et il ne reste aucune trace des sanctuaires anciens dont les visites pastorales constataient à intervalles réguliers le mauvais entretien ; on y remarque dans le chœur un tableau représentant Saint Donat, en évêque, patron de la paroisse. Plus intéressante est la chapelle Notre-Dame de Grâce à Ragès, présentant de vieux murs restaurés par Gabriel Beyvin, prêtre en 1682, issu d’une vieille famille du terroir. A côté d’une activité agricole traditionnelle comportant aussi la vigne, Sonnaz connut dès la fin du XVIIIe siècle, une exploitation industrielle de filons de lignite. Ces filons, facilement exploitables, s’étendaient aussi sur les communes environnantes (Voglans, La Motte-Servolex et Bissy). La première extraction daterait de 1783 et aurait été abandonnée en 1806 ; la production était toute entière exportée à Chambéry et relativement importante. En 1824, une concession fut à nouveau accordée aux frères Ganières à qui succédèrent les sieurs Forest et Genoud en 1825. Ces derniers extrayèrent 2545 tonnes dans les années 1820 ; les frères Ganières en utilisèrent la plus grande partie pour leur fabrique de savon à Chambéry. En 1860, fonctionnait aussi une fabrique de draps fondée par le sieur Roux, employant la laine produite sur place. Sonnaz resta cependant essentiellement une commune rurale à la population tranquille mais pauvre ; il n’y avait ni foires, ni marchés. Ce caractère rural s’est maintenu jusqu’à nos jours et même, par contraste avec les autres communes du canton, accentué. C’est ainsi qu’aujourd’hui, Sonnaz est demandeur du plus grand nombre de permis de construire (dont beaucoup de bâtiments agricoles). Il faut observer également que la proximité de Chambéry y a multiplié les constructions nouvelles et le nombre des artisans du bâtiments (menuisiers, maçons, plombiers, serruriers), ce qui explique que le village voit avec Verel et Saint-Jean-d’Arvey sa population en hausse depuis 1968.
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